Nombre d’entre vous nous interrogent quant à leur attitude vis-à-vis des grèves annoncées.

Constat.

Il est tout à fait évident que notre société traverse actuellement une crise sévère qui se traduit au niveau des entreprises par divers plans visant principalement à contrôler/neutraliser/réinventer/ -biffer les mentions inutiles-

les coûts salariaux et au niveau étatique par diverses mesures visant à renflouer les caisses d’un état pressé par

les autorités de tutelle Belges et Européennes d’équilibrer leurs dépenses publiques et de relancer une économie anémique.

Que faire/actions à mener ?

A la Confédération Nationale des Cadres, nous pensons que la grève doit certainement être la dernière option à considérer et il ne nous viendrait certainement pas à l’idée de propager un quelconque mot d’ordre national venant de notre ‘Centrale’ vous incitant à vous rendre, banderoles à la main, dans les rues de Bruxelles.

Cela relève d’un choix personnel qu’il vous convient de mener à votre guise et selon vos convictions.

Et nous pensons que les Cadres d’ING Belgique, que nous représentons, possèdent la maturité nécessaire pour se positionner à ce propos.

Au niveau de notre entreprise, nous sommes toutefois étonnés du fait que malgré l’ampleur des divers plans de restructurations, application de méthodes visant à ‘repenser’ les salaires (Berenschot/plan-s- cafetaria), réduction de Personnel divers et continus, aucune action/mouvement ne fut/n’est entrepris par les ‘syndicats traditionnels’ alors que nombre de mots d’ordre visant à suivre les mouvements nationaux de grève à venir fleurissent actuellement dans divers tracts.

Cherchez l’ambiguïté dans cette non-action locale par rapport aux défis nationaux !

Permettez-nous de ne pas suivre cette logique et de penser qu’il est certes normal de s’inquiéter d’éventuelles coupes budgétaires nationales, d’éventuelles nouvelles prolongations de la durée des carrières, d’éventuelles nouvelles mesures concernant les pensions, mais il est tout aussi logique de penser qu’il est tout aussi important

de privilégier le dialogue local en entreprise où nombre de problèmes majeurs nous préoccupent actuellement.

 

A la CNC/NCK, nous pouvons fièrement arborer le fait que nos idées et notre mode d’action ne sont en aucun cas guidés -téléguidés ?- par un quelconque centralisme syndical bureaucratique nous imposant tel ou tel mode d’action voire telle autre récupération politique.

 

Si d’aucuns soutiennent inconditionnellement les futures grèves nationales prévues nous nous montrons plus circonspects et pensons qu’il est grand temps, prioritairement, de revoir /repenser/dynamiser  la concertation sociale chez ING plutôt que de crier au loup –fut-il national- et minimiser l’incertitude sociale grandissante régnant actuellement dans notre entreprise.

D’ANTUONO LEO.

Grèves en 2014 – notre avis à ce propos
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